A quoi bon tweeter ?
Interrogée hier par Laurent Bazin, animateur chez RTL, Agnès Bonfillon, animatrice et chroniqueuse de la même radio, déclarait que « 71% des tweets sont tout simplement ignorés » (d’après une étude du Time magazine). Sarah Le Masson, rédactrice de Grazia.fr, l’avait signalé quelques jours plus tôt dans son article intitulé « A quoi bon tweeter ? ».
Oui, à quoi bon tweeter si seulement 3% de vos followers voient vos tweets ? C’est une question que je me suis posée il y a un peu plus d’un an, lorsque le compte @yagraphic faisait ses premiers tweets.
Déprime, triste nouvelle, égoïsme, sans cœur… dans son article les mots de Sarah décrivent le désarroi. Au début vous débarquez sur Twitter, sans followers, vous êtes nouveau, tout neuf comme un oeuf. Et puis vous publiez des tweets comme le message d’une bouteille que vous lanceriez en mer, espérant qu’ils soient lus, pas ignorés ni invisibles.
Je donnerais quelques conseils à Sarah comme à tant d’autres utilisateurs pour obtenir plus de followers, des followers de ciblés, intéressés par ce que vous tweettez.
- Ne jamais baisser les bras : c’est la moindre des choses.
- Demandez-vous pourquoi vous êtes sur Twitter. Définissez un objectif et respectez-le.
- Ne demandez pas à vos followers de retweeter vos tweets.
- Créez des liens dans vos tweets, les utilisateurs de Twitter aiment ça. C’est bon pour voir ses tweets retwittés.
- Analysez les clics que font vos followers sur chaque lien de vos tweets : bit.ly et goo.gl sont des raccourcisseurs d’URL qui vous proposent ce service d’analyse.
- Tweetez une nouvelle fois le même lien, mais à une autre période de la journée : vos followers ne sont pas tous connectés à la même heure…
- Chaque fois que vous publiez un article sur Grazia.fr ou votre blog personnel, si vous en avez un, faites un lien vers votre compte Twitter.
- Faites un lien là où vous pouvez placer un lien : vos e-mails, votre carte de visite, dans votre compte Facebook, Viadeo, LinkedIn, en signature de profil dans un forum, etc.
- Évitez de parler de vous. Du moins pas tout le temps.
- Tweetez souvent sur des sujets d’actualité, des sujets pertinents, tâchez d’être originale.
- Retweetez de bons tweets, mais avec parcimonie.
- Réagissez à des tweets que vous aurez recherché par mots clés ou posez des questions (mais pas trop générales), et engagez la conversation.
- Tweetez aux heures de pointe : faites le test du contraire, tweetez à 3h du mat’… vous verrez.
- Dites des choses différentes, ne répétez pas ce que tout le monde dit.
- Ne soyez pas égocentrique. Si vous l’êtes, faites en sorte que ça amuse la galerie.
- Soignez l’apparence de votre compte : votre avatar, l’arrière-fond de votre compte, la couleur de police, la couleur de bordure.
- Choisissez un thème pour votre compte Twitter. Un compte Twitter est comme un blog, c’est un micro blog.
- Rédigez une bonne bio.
- Ajoutez des hashtags (#) à vos tweets pour entrer dans des discussions.
- N’ajoutez pas systématiquement d’hashtags à vos tweets.
- Si vous avez plusieurs comptes, liez-les entre eux à condition que leur domaine soit proche.
- Diffusez des tweets automatiques avec parcimonie : attention de ne pas spammer la timeline de vos followers.
- Soyez patients !
Bien sûr le nombre de conseils n’est pas exhaustif. Les stars, hommes politiques, les peoples, blogueurs influents, les profils de médias (télévision, radio, presse, Web), ceux-là pourront se passer de conseils… mais pas tous.
Nathalie
Il faut savoir faire preuve d’intérêt envers les autres. Qui écouterait sans cesse une personne parler uniquement d’elle-même? Je viens d’ailleurs de publier un article aujourd’hui sur le sujet : http://infocale.ca/2010/11/communiquer-sur-twitter-complique/
Y. A.
Suivez-moi sur Twitter : yagraphic
On crée son public par les tweets qu’on publie. Tweetez uniquement d’informatique et d’High Tech, vous attirerez les geeks, administrateurs réseaux, ingénieurs, etc. Comme je le dis dans mon article rien ne vous interdit de dire ce que vous mangez à midi à condition de ne pas en faire un roman. Il faut savoir donner, mais savoir aussi accepter. Il faut de l’altruisme, mais aussi de l’égotisme.