C'est le début du conte. Dans l'ouverture il fallait que je montre de quoi je parle, le lieu et le temps de la scène. Tout cela sur la première illustration. Alors j'ai pensé à  réaliser un début cinématographique en contre-plongée. On parle du ciel, alors on lève la tête pour regarder. Il pleut, on commence à  avoir une idée de l'atmosphère du livre. C'est triste, calme, doux et joli. J'ai utilisé des transparences pour la pluie et quelques nuages que j'ai dessiné sur illustrator. C'est du dessin vectoriel. J'ai placé une photographie de nuages en arrière-plan, la technique de transparence me permet de créer un jeu entre l'avant et l'arrière-plan.
Concernant le texte, je ne voulais pas trop en dire, mais plutôt laisser parler l'image...
 
 
Au fur et à  mesure, le texte et les images de Petit Nuage ont évolué. Mon souhait est de réaliser une image qui corresponde le mieux possible à  mon idée. Après le ciel nuageux et pluvieux, place au paysage. On commence à  voir le style graphique de Petit Nuage. C'est coloré, détaillé, et le dessin fait très dessin animé. Je m'imagine les montagnes en train de bouger et ronfler dans leur sommeil.
Le jeu des transparences existe toujours, et la photographie du ciel aussi. Il faut garder une cohérence pour bien suivre le récit.
 
 
On arrive au sujet de l'histoire : Petit Nuage s'est perdu. Pour raconter cela en image, je me suis imaginé notre petit héros entouré de méchants personnages. Mais attention, n'oublions pas que Petit Nuage est un livre destiné aux enfants, donc les méchants restent toutefois mignons et gentils... C'est un sujet discutable, car certains enfants aiment les dessins de monstres vraiment méchants. Daniel Calin, ancien Professeur de psycho-pédagogie et agrégé en philosophie, affirme dans mon livre d'or que nos bambins sont eux-mêmes très agressifs, ils ont besoin d'apprendre à « faire avec » leur agressivité et leurs angoisses. Et puis souvenez-vous des personnages cauchemardesques de Max et les Maximonstres... ce livre est aujourd'hui un grand classique des albums jeunesse.
 
 
Ici nous voyons les parents de Petit Nuage dans un flashback (ou flash-back, du terme anglais qui peut se traduire par « retour en arrière»). Dans une narration cinématographique, le flashback est par définition un procédé qui, dans la continuité narrative, fait intervenir une scène s'étant déroulée préalablement à l'action en cours ou principale. Ce procédé m'était très utile pour montrer que Petit Nuage s'est perdu parce qu'il n'a pas écouté les bons conseils de ses parents.
Pour illustrer ce flashback, j'ai adoucie l'image et un peu atténué les couleurs.
 
 
Retour sur l'action, Petit Nuage fait tomber des gouttelettes de pluie. Malgré la tristesse de notre petit héros l'image est drôle. En effet, les méchants qui en voulaient à  Petit Nuage sont bouleversé de le voir fondre en larmes.
 

Dans cette image, Petit Nuage trouve du réconfort. C'était nécessaire pour qu'il puisse repartir d'un bon pied. Ces petits nuages ont l'air tout gentils, comme Petit Nuage.

L'inquiétude, l'anxiété empêchent Petit Nuage de s'endormir. Je l'ai dessiné en gros plan, et partiellement. Il est seul par rapport aux autres. Sa solitude est amplifiée par le contraste créé par l'insouciance de la lune et des petits nuages. On ne voit que son oeil, et son sourcil lui donne une petite note de tristesse.

 

Voilà pour le petit aperçu du livre, j'espère que ça vous donne envie de le lire.

Si vous souhaitez vous procurer le conte jeunesse Petit Nuage, il sera bientôt disponible sur www.lulu.com.

Mon projet :
Réaliser une collection de livres sur Petit Nuage. Il sera bientôt traduit en anglais !
Mon souhait serait de l'éditer par une grande ou petite maison d'édition jeunesse traditionnelle comme Albin Michel, Seuil jeunesse, Frimousse, Syros Jeunesse, etc.